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Précisions supplémentaires sur les contrats
Publication à compte d'éditeur
L'auteur signe alors un contrat d'édition,
rédigé à partir du modèle établi
par l'Office National des Droits d'Auteur (O.N.D.A.). Dans ce type
de contrat, l'auteur cède ses droits à l'éditeur
et touche un pourcentage sur les ventes, appelé "droits
d'auteur".
Il cède tout ou partie de ses droits d'auteur
(le contrat peut exclure le droit d'adaptation théâtrale,
audiovisuelle - par exemple si un film est réalisé
à partir du livre - ou autre...). En contrepartie, il ne
débourse rien, ni frais de composition, d'impression, de
distribution, de publicité. De surcroît, il bénéficie
d'une rémunération sous forme de "droits d'auteur",
proportionnelle au nombre de livres vendus et versée en pourcentage
du prix public de vente du livre. Les droits d'auteur sont acquittés
périodiquement à partir d'un relevé de compte
établi par l'éditeur.
La rémunération forfaitaire (montant
fixé au départ) est rarement pratiquée car
elle ne correspond pas à la réalité éditoriale:
soit le livre est un échec et l'éditeur est perdant,
soit le livre est un succés et l'auteur est perdant. La participation
forfaitaire est appliquée quand il s'agit d'ouvrages scientifiques,
d'anthologies, d'édition de luxe - lorsque les frais de création
prennent une importance plus grande.
Ainsi c'est la participation proportionnelle qui
est le plus souvent appliquée. L'auteur reçoit un
pourcentage en "droits d'auteur" sur chaque livre vendu.
Le législateur a prévu un minimum de 10% (le cas des
livres scolaires mis à part) et c'est également un
maximum généralement pratiqué en raison du
manque de progressivité de ce taux par rapport aux faibles
tirages qui caractérisent le marché de l'édition
en Algérie.
Publication à compte
d'auteur
Dans ce cas l'auteur paie pour être publié.
Il avance les fonds pour la fabrication de son livre. Un écrivain
édité à compte d'auteur ne perçoit jamais
de "droits d'auteur", mais des "bénéfices"
ou une "rétrocession sur les bénéfices"...
La rétrocession sur les bénéfices,
correspond à un pourcentage sur le prix de vente hors taxe
du livre : cela ressemble à du "droit d'auteur"
mais ce n'est pas du "droit d'auteur". Le contrat signé
entre l'éditeur (prestataire) et l'auteur (client) est un
contrat de louage d'ouvrage. Il porte sur les modalités de
publication, le prix à payer par l'auteur pour être
publié, le prix de vente de l'ouvrage, le montant des "bénéfices
rétrocédés" à l'auteur, les modalités
de rétrocession (l'auteur reçoit une fois par an un
relevé de compte). Avant de signer le contrat, un devis est
fourni à l'auteur par le loueur d'ouvrage (l'éditeur).
Qu'en est-il de la protection
des "droits d'auteur" dans le cas de l'auto-édition
ou l'édition à compte d'auteur ?
S'il ne perçoit pas des "droits d'auteur"
mais des "bénéfices", les droits de l'auteur
auto-édité ou édité à compte
d'auteur sont protégés par la législation au
même titre que les publications à compte d'éditeur.
Un auteur est payé en "droits d'auteur"
parce qu'il les a cédés à son éditeur
ou a toute autre personne. Il les a cédés pour un
certain laps de temps ou définitivement. Le paiement en droits
d'auteur est une contrepartie à cette cession. Mais l'auteur
auto-édité ou édité à compte
d'auteur ne cède rien. Il conserve l'intégralité
de ses droits. Si son oeuvre est copiée, ou utilisée
dans un sens pour lequel il n'aurait pas donné expressément
son accord, il peut prétendre à une indemnisation.
Un écrivain peut autoriser la publication
de son oeuvre ou d'un extrait de son oeuvre, à titre gratuit
ou payant. Sans cette autorisation, la publication ou l'utilisation
de cette oeuvre est interdite.
Nous invitons les personnes intéressées
par ces aspects à se rapprocher de l'Office National des
Droits d'Auteur et Droits voisins :
O.N.D.A.
49, Rue Hamla Abderrezak
Bologhine - Alger
Tél. +213 (0)21 95 09 06
Fax +213 (0)21 95 17 53
et à consulter le site où nous avons
repris certaines des informations ci-dessus :
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